Logbook – Expedition Cotopaxi
1 December 1925
My name is Charles Danning, a former science officer aboard the SS Cotopaxi.
Today I am, it seems, the only survivor.
I regain consciousness on a beach of black rocks.
The ship... the crew... everything is gone. Not even a wreck, not even a flap of sail or a cry in the distance.
I stagger, still numb by the icy humidity, and move away from the shore. Each step is a victory against the misunderstanding that embraces me.
I have to move forward. Find shelter. Understand.
2 December 1925
After several hours of wandering in a decaying forest I reach a valley.
A village appears to me, nestled in its hollow: Yak'Thun, according to an old sign that dangles in the wind. This language is foreign to me. I must have been stranded somewhere in Bermuda.
The wooden huts are rotten, their roofs crumble under a heavy and viscous foam. A black lake lies there, inert, as if it had been frozen in time itself.
Dilapidated boats lie half-buried in the mud, only remnants of a lost life.
No soul. Not even a stray dog. Nothing but silence, huge, pulsating, suspended.
I think I will spend the night here, but the air... The air seems saturated with something else, a heaviness that my lungs refuse to accept.
I decide to continue, along the leaking cliff that rises to the north.
[FR]
Journal de Bord – Expédition Cotopaxi
1er décembre 1925
Mon nom est Charles Danning, ancien officier scientifique à bord du SS Cotopaxi.
Aujourd'hui, je suis, semble-t-il, le seul survivant.
Je reprends conscience sur une plage de rochers noirs.
Le navire… l'équipage… tout a disparu. Pas même une épave, pas même un lambeau de voile ou un cri au loin.
Je titube, encore engourdi par l'humidité glaciale, et m’éloigne du rivage. Chaque pas est une victoire contre l'incompréhension qui m'étreint.
Je dois avancer. Trouver un abri. Comprendre.
2 décembre 1925
Après plusieurs heures d’errance dans une forêt en décomposition j’atteins une vallée.
Un village m'apparaît, lové dans son creux : Jak’Thun, d'après une vieille pancarte qui pendouille au vent. Cette langue m’est étrangère. J’ai dû échouer quelque part dans les Bermudes.
Les cabanes de bois sont pourries, leurs toits croulent sous une mousse lourde et visqueuse. Un lac noir repose là, inerte, comme s’il avait été figé dans le temps lui même..
Des bateaux délabrés gisent à demi enfouis dans la vase, seuls vestiges d’une vie disparue.
Nulle âme. Pas même un chien errant. Rien que le silence, énorme, palpitant, suspendu.
Je pense passer la nuit ici, mais l’air... L’air semble saturé d’autre chose, d'une lourdeur que mes poumons refusent d’accepter.
Je décide de continuer, en longeant la falaise suintante qui se dresse au nord.